LE BIO

Les cosmétiques biologiques ont la même fonction d'hygiène et d'embellissement que les cosmétiques normaux, cependant leurs règles de fabrication diffèrent :

  • par l'utilisation de matières premières naturelles issues de l'agriculture biologique (certifiée par le logo AB)
  • Ils ne contiennent pas de produits chimiques de synthèse comme les pesticides, ni de silicone ou d’OGM
  • Les ingrédients agricoles ne doivent pas provenir de semences.
  • Ils sont exempts de conservateurs, de colorants ou encore de parfum de synthèse, de fertilisants de synthèse, d'arômes artificiels, d'additifs de synthèse, de colorants artificiels, de paraffine, de silicone et de conservateurs chimiques
  • En plus de cela, les cosmétiques bios n’utilisent pas de matières premières supposant la mort d’un animal et qui n’ont aucun effet sur leur santé, comme le miel, sont autorisés. et ne sont pas testés sur les animaux mais sur des personnes volontaires.
  • Pour le label biologique: 95% des ingrédients végétaux doivent être certifiés biologiques et représenter au moins 10% de la formule totale.

 

Les labels de certification ont été créés afin de permettre la distinction des produits réellement fabriqués à partir de matières premières végétales et donc respectant les normes de production, de ceux dont la composition s’avère être d’origine synthétique.

 

En voici quelques-uns :

 

  • Le BDIH est une association fédérale allemande d’entreprises commerciales et industrielles de médicaments, produits diététiques, compléments alimentaires et cosmétiques. Elle délivre, produit par produit, le label "Cosmétiques naturels contrôlés" dont le cahier des charges répertorie 690 composants autorisés sur les 20 000 existants.
  • Ecocert est un organisme de certification agréé et accrédité. Sa mission essentielle est de délivrer aux produits un certificat garantissant le respect rigoureux du cahier des charges sur les procédures de cultures, de conditionnement, de qualité, d’origine et de traçabilité.
  • Cosmebio,tient une charte sur les produits cosmétiques, reposant sur la nature des ingrédients et les procédés de fabrication utilisés dans les produits cosmétique.

 

La délivrance d’un « éco-certificat » est un gage de sécurité auquel les consommateurs sont sensibles. En effet, aujourd’hui, il ne suffit plus de brandir le mot « naturel » pour vendre une crème ou un gel douche, il faut avancer des preuves, rassurer le consommateur et lui donner des garanties.

 

Est-ce que tous les produits bios sont certifiés?


Certains produits sont biologiques sans pour autant être certifiés par un label. Le coût élevé, le temps parfois long avant l’obtention du label freine les entreprises, surtout les petites productions, à faire les démarches. Apprendre à bien lire les ingrédients et surtout à reconnaître les «indésirables» demeure une excellente solution.

On entend beaucoup parler de parabènes, qu’est-ce que c’est?


Les parabènes sont des conservateurs chimiques employés dans une majorité de cosmétiques pour éviter la prolifération de bactéries et de champignons. Les plus courants sont: méthylparabène, éthylparabène, propylparabène et butylparabène. Ils sont utilisés depuis plus de cinquante ans dans les cosmétiques. En 2006, on pouvait en trouver dans plus de 80% des produits de beauté.

Le Dr Philippa Darbre, chercheur en Angleterre, travaille avec ses collègues sur une étude déterminant le lien entre les parabènes et le cancer du sein. Sur 20 tumeurs analysées, 18 contenaient des parabènes dans les tissus mammaires cancéreux. Alors que les produits cosmétiques doivent traiter l’épiderme, les parabènes dépassent la barrière cutanée et s’infiltrent dans le corps. Malgré ce cri d’alarme, on en retrouve dans la majorité des produits, sous plusieurs appellations.


Recherche du Dr Darbe:

http://www.ams.rdg.ac.uk/Staff/academic2/Dr%20Philippa%20Darbre.htm

Une vidéo d’une journaliste française qui date de trois ans, mais plus que jamais d’actualité, a éveillé la conscience des consommateurs et fait bouger, tranquillement, les compagnies cosmétiques.


http://video.google.com/videoplay?docid=-7349347010109755080#

Un cosmétique sans parabènes ou conservateurs ne dure que quelques jours, au réfrigérateur et dans des conditions idéales. De plus en plus consciente des effets à long terme possibles des substances chimiques utilisées, l’industrie cherche à les remplacer par des molécules naturelles ou biocompatibles. En attendant le changement complet, apprenez à reconnaître les noms des produits non désirables et évitez-les!

Un autre groupe d’ingrédients inquiétants, les phtalates


Les phtalates sont un groupe de produits chimiques, en fait, les plastifiants le plus communément utilisés dans le monde. Ils ressemblent à l’huile végétale pure et ont peu ou pas d’odeur. Très prisés pour leur flexibilité, leur durabilité, leur longévité, et ce, à un coût peu élevé, ils ne sont pas tous employés comme plastifiants. Différents phtalates sont utilisés pour éviter que le vernis à ongles ne s’écaille et dans les parfums pour en prolonger la tenue.

Concernant les produits cosmétiques, la présence de phtalates est une source d’exposition supplémentaire, car la migration des phtalates dans les graisses du corps humain se fait par contact cutané direct. Quant à la présence dans la liste d’ingrédients, la réglementation varie; l’Union européenne interdit l’utilisation du DEHP dont le potentiel toxique est le plus élevé, alors que le Canada demande à ce que tous les produits cosmétiques soient étiquetés pour informer le consommateur sur la présence ou non de phtalates. Les plus répandus : DEHP, DBP, DINP, DIDP et BBP. Le cri d’alarme étant lancé, plusieurs marques commencent déjà à réduire la quantité de phtalates utilisées dans leurs formules ou cherchent à les remplacer.


Depuis novembre 2006, tous les ingrédients des cosmétiques doivent être mentionnés sur l'étiquette extérieure par ordre décroissant de prédominance. Les parabènes sont faciles à repérer puisqu'ils apparaissent généralement sous leur propre nom, les plus utilisés étant les parahydroxybenzoates (ou parabènes) de butyle, d'éthyle, de méthyle et de propyle. En ce qui concerne les phtalates, c'est plus difficile, car ils sont souvent cachés sous l'appellation de «parfum» ou de «fragrance».


http://www.hc-sc.gc.ca/cps-spc/person/cosmet/ingredient/index-fra.php

Existe-t-il d'autres ingrédients controversés dans les produits de beauté?


Les déodorants sont sous la loupe, contenant pour la majorité du sel d’aluminium. Plusieurs études sont en cours pour vérifier si un lien existe entre l’aluminium et le cancer du sein. Les hormones placentaires, les muscs synthétiques et certains autres composants chimiques font l’objet de recherche quant à leur effet sur la santé à long terme.

Et le maquillage?


Au XVIIe siècle, les fards sont préparés par des apothicaires ignorant ce qui donne des migraines, gâtent le teint et abîment les yeux. Les blancs (pour le teint) et les rouges (pour la bouche) n'étant pas composés de substances animales ou végétales, mais fabriqués à partir de soufre, de mercure, on comprend pourquoi ces malheureuses souffraient tant de migraines et de démangeaisons. Ces mauvais traitements justifient pleinement que bon nombre de femmes souffraient de «vapeurs».

Les fards à cette époque sont dangereux: à l'origine de nombreuses allergies, ils causent parfois même des empoisonnements. Totalement absorbés par l'épiderme, ils altèrent la peau, la cautérisent et l'irritent chroniquement: ils provoquent un teint blafard et des rides précoces. Par exemple, les fards blancs sont préparés à base de plomb. Or, le plomb absorbé par la peau passe dans le sang où il opère sourdement, lentement… C'est sur le système nerveux que se manifestent les premiers troubles: les forces déclinent, la sensibilité diminue puis surviennent des contractions, des spasmes, des convulsions épileptiques et souvent même des signes de ramollissement du cerveau.

Aujourd'hui les compagnies utilisent des produits bios compatibles qui évidemment n’abîment plus l’épiderme ; au contraire, plusieurs produits de maquillage sont maintenant traitants. Encore là, selon les marques, il faut en vérifier les ingrédients.

Et l’efficacité dans tout ça?


À la base, on achète un cosmétique pour tous les bienfaits promis : rajeunissement, hydratation, diminution de la couperose, des capitons, etc.

La formulation d’un produit est la résultante d'un mélange de différentes matières premières, conduisant à l'obtention d'un produit «formulé» homogène, stable, dont les propriétés correspondent aux bienfaits finaux que l’on veut promouvoir.

Composition d’un cosmétique:

  • Excipient: substance neutre qui véhicule les principes actifs et qui en permet l’absorption.
  • Actifs: ingrédients, d’origine naturelle ou synthétique, en activité.
  • Additifs: modifient l'aspect, la texture et la viscosité du cosmétique.
  • Agents conservateurs: ils évitent la contamination, par bactéries ou champignons.
  • Parfums: servent à masquer l'odeur de certains ingrédients et à en rendre l’utilisation agréable.
  • Colorants : donnent la couleur que l’on désire au produit.

Est-ce qu’un cosmétique «traditionnel» est plus efficace qu’un autre qui serait bio?

La question n’est pas là. Le pourcentage des ingrédients actifs et le savant mélange de ces ingrédients, voilà le secret ! Il est aussi primordial de savoir ce qu’on attend d’un cosmétique et de reconnaître les besoins de notre peau. Un produit, fut-il parmi les meilleurs, ne sera pas efficace si ce n’est pas ce dont notre épiderme a besoin!

LIENS :

http://www.cosmebio.org/fr/charte-cosmebio.php

http://www.guidesanteminceur.com/article398-661/Le-marche-des-cosmetiques-bios-et-naturels